Bord de plage à Anglet

btyDeux sexagénaires bien assis, au café, abrités par des baies vitrées. Des cheveux blancs et des blousons itou. De l’âge bien tassé; presqu’un siècle et demi à deux, de quoi donner des avis. Bien sentis forcément. Sourire.

Des tennis parce qu’il s’agit d’aller marcher. L’alibi « santé » pour une pause au café. Une étape calibrée, pas de quoi s’éterniser, mais un coup d’œil à la presse quotidienne régionale.

Une conversation de Lundi matin, entre banque et béarnais, les études que l’on a faîtes, et ces joueurs de rugby qui, s’ils avaient joué la première mi-temps comme la seconde…

La lecture à voix haute de l’horoscope aux jolies jeunes serveuses qui ne demandent rien, écoutant poliment et patiemment. Vertus commerçantes. Celle qui vient de faire les vitres, jean et fesses rebondies, cheveux courts, déterminée, aborde le chapitre  « vie personnelle ».

Si elle provoque quelque chose d’intelligent, tout sera agréable. Certainement. En fond sonore, Brassens est sur son cheval blanc. Ça c’était un chanteur. Il se faisait la musique. Pas comme Carla Bruni, qui vient de sortir un disque tout en anglais…Tu te rends compte, pour une ex-femme (sic)  de Président de la République. Moi, j’aime beaucoup sa sœur, par contre.

L’autre jeune femme plus discrète, plutôt vers les roux, pourrait être basque, elle, tellement elle a du caractère…Comme quoi, la psychologie tient salon, pas forcément là ou on l’attend.

Et les morts, t’as regardé ? Non. C’est lundi, il doit y en avoir en pagaille.

Comme une dernière assertion magnifique avant d’aller vers la falaise menacée de la Chambre d’Amour.

Agur