Statistiques

Mes statistiques ne vont pas. Même plus statiques. Après avoir connu la hausse, puis le reflux d’aprés-été, c’est désormais la baisse. Mes statistiques sont en baisse. Faudrait que je fasse un coup d’éclat. Pour exploser, mes statistiques.

Les statistiques du blog. Le blog des statistiques. Je ne sais plus. Ras le bol. Avec tous ces efforts, pour assembler des mots aprés avoir rassemblé mes idées. Je dois vite reprendre mon esprit. En fait, on dit « reprendre ses esprits », mais faut pas exagérer, non plus. Si j’ai des états d’âme, je n’ai qu’un seul esprit. Hélas, trois fois hélas !

Mes statistiques sont en berne. Du coup, le moral aussi. Faudrait que je fasse quelque chose. Mais quoi ?! Des mots nouveaux, avec des assemblages, sans hampes.  Ou avec ambages ;  un discours qui viendrait aprés maintes hésitations. Pas mieux.

Les visites n’ont plus cours. ON ne me visite plus. Les vues se font rares . ON ne me mate plus. Pourtant, ma silhouette…Mince, ce n’est plus de cela dont il s’agit. Pour un peu, j’écris inaperçu. Au milieu du flot, sans que l’on me remarque, insipide. Anonyme.

Du jus de citron, déjà fait. L’encre sympathique, je n’y crois pas . Rien que de penser à ces putains d’encrier, avec des bouteilles à bec verseur et les porte-plumes. Ces horribles chers porte-plumes ! Des porte-plumes qui laissaient des traces sur les phalanges.  L’indicible marque du plaisir des cahiers d’écriture. J’en appréciais les modèles, pourtant. Je me souviens encore des grilles de la place Stanislas, pour le « S » ou du pont de Tancarville, pour le « T ». Pour le reste, mes prestations étaient très en-deçà de mes attentes. S’il y avait eu des statistiques, déjà, les lignes d’écriture m’auraient noyé !

Je ne vais pas écrire avec mon sang, cela ne passerait pas l’écran, ne rendrait pas compte de ma démarche (!?). Le monde de l’internet aurait tôt fait de banaliser la performance. Je demeure une « grosse côte », sans visibilité, un blogueur même pas influenceur. Je ne vais pas faire l’éloge de tel ou tel établissement, parce que vraiment, je n’en ai rien à foutre. Ecrire que les moules de chez « Fritandco » sont les meilleures, ou que cinq nuits à l’hôtel « du lit-on-dort » de Louhossoa valent le déplacement…Très peu pour moi.

En attendant, mes statistiques sont en baisse. Mon réseau est en berne, mon business plan, en plan, mes factures rudes, la virgule de mon chiffre d’affaires ne quitte pas le rang des centaines.

Statistiques. De l’allemand Statistik ;  déjà le modèle allemand ! Vous allez faire couple, vous, dans ces conditions ?!…