Petits pas…

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Petits. Petites chaussures pour petits pieds. L’humanité se perpétue. Un argument sans pareil.

Depuis ces discours à vomir, qui nous reprochent de vivre à crédit, laissant aprés-nous un monde de dettes ou sans arbres…Non pas qu’il s’agisse de nier une réalité, mais l’Odieux de Responsables-élus ou pas-reportant sur la Masse, leur faiblesse et leur incompétence, niant leur part prépondérante, me répugne . L’art de culpabiliser. De l’injonction paradoxale déclinée aussi en faramineuses notes de frais, entr’autres turpitudes.

Ces petits pieds, donc, qu’il faut chausser. Parce que la civilisation définit des usages sociaux. Des pieds enveloppés et protégés. Bien. Des pieds vêtus pour la pratique de tant d’activités. Pour aller plus vite, plus loin, plus fort. Pour se distinguer aussi. Des pieds marqués, pour avoir l’allure ;  de l’allure. Une fureur de se distinguer, pour entrer en contact avec le sol, aussi.

Des pieds petits, forcément jolis. Ronds, dit-on, mais que ne dit-on pas…Les pieds ronds n’existent pas. Des cambrures, des arrondis, des plus ou moins grands, des doigts de pieds mignons ou un peu moins, des coussins de plante des pieds, une douceur sans pareil. De peu de contraintes pour quelques temps encore.

C’est l’époque ou les petits êtres portent des objets à leur bouche. Leur mode d’exploration du Monde. A l’âge adulte, dans l’intime et ses fantasmes, demeure la possibilité de baiser ces pieds féminins, de les embrasser… Dans un irrépressible désir de découvrir l’Autre ; une extrême sensualité. L’attraction des extrémités ou une exploration érotique des pas d’autrui.

Sourire.