Retours sur le Derby

Non, je ne ferai aucun commentaire sur quelques abrutis, plutôt jeunes, en train de siffler l’entrée des joueurs biarrots sur la pelouse. En plus de faire des gestes  avec leurs doigts, gestes qu’ ils imaginent, peut-être,  reproduire dans leur sphère intime une fois…ils ont ce comportement du supporter, comme au football. Sans commentaire, n’insistez pas.

Un plaisir de chanter, toujours,  avant le match, une pointe de tiraillement en se disant que cela vaudra des milliers de vues sur internet, mais pas le moindre point au classement. De quoi avoir l’air sympathique, ou mignon, quand on voudrait surtout avoir celui d’un vainqueur…

Une impression de joueurs noirs plus rapides, plus durs, plus forts, plus explosifs, plus affûtés ; l’effet maillot ? En cinq minutes, la somme d’efforts des Bayonnais pour gagner quelques centimètres ou sortir de leur camp, plus le nombre de joueurs bleus et blancs, au sol aprés certaines séquences intenses des Biarrots, laissait présager une issue difficile pour les locaux.

 

En parlant de « retour », celui négocié par le demi de mêlée et l’arrière Biarrots, fut pour le moins fulgurant. Beaucoup de Bayonnais prés du porteur du ballon, mais peu d’élus…au plaquage. Cinquante mètres plus loin, Hamdaoui était dans l’en-but des Bleus et Blancs.

 

Un des deux entraîneurs Bayonnais ne se voulait pas « gagne-petit », c’est pourtant selon moi, beaucoup mieux que perdre par un petit écart…Entre gagner petitement, et perdre sur un score étroit, je vois une immense différence. Les remparts bayonnais ne sont pas infranchissables. Vaine prétention.

 

Se dire que ces feuilles d’Automne, comme cette victoire biarrotte, aussi  belles soient-elles, seront emportées par le vent. Et qu’il n’en restera pas trace. Savoir que la réalité est tout autre, que les joueurs d’Aguilera ont mérité, prouvé leur supériorité, inscrits le nom du Biarritz-Olympique, en grand, ce samedi…Avant, les Bayonnais avaient plutôt l’air confiants, entre le périmètre de la rue Poissonnerie et la rue des Basques. Mais le match, se jouait un peu plus haut. Trop haut pour ceux dont le pont Saint-Esprit est en cours de rénovation…