Lekeitio, asi va la vida*…

Sur le port de Lekeitio, quelques énergumènes se déplacent avec ce mouvement caractéristique, du cou et de la tête d’avant en arrière. Parfaitement gainés, les pigeons ne meuvent que cette partie du corps, se déplaçant sur leurs pattes sans plus d’ondulation. Quelqu’un a eu a la bonne idée de jeter un morceau de pain…Comme si le pain était effectivement à jeter aux oiseaux…Ils se disputent la nourriture qui est déplacée, soulevée alternativement par des becs différents. Alors qu’elle semble la propriété d’un seul, aprés quelques conflits sans heurts…Une mouette vient, met tout le monde d’accord, poursuivant son vol avec la rondelle de pain.

Les bateaux sont alignés gentiment. Un ponton nouveau surmonté de pylônes noirs, drôlement coiffés de jaunes capuchons pointus. Deux barques à part, sont un refuge d’oiseaux ; entre des oies sauvages, des palmipèdes quelconques ou des oiseaux braillards des mers, d’une sorte que je ne vais pas nommer deux fois. Ce serait lui faire trop d’honneur !!!

Les plages sont accueillantes. La marée plus tout à fait basse, permet de franchir de gentils obstacles naturels. De petits cratères de sable, peu profonds, avec de l’eau, dedans. Comme des bénitiers, ou l’on tremperait ses pieds. Octobre à mi-chemin, entre « été » et « automne », pas décidé à refroidir l’atmosphère, seulement occupé à raccourcir le jour. Quelle aubaine!

De petits îlots humains, autour d’une bière, de quelques friandises salées, de verres de vin, majestueux dans leurs verres à pieds. Assis sur le muret, les pieds ballants, sans retenir la vie qui coule et s’écoule. Sur le coup de dix-sept heures trente, des pêcheurs sortent du port. Ils accèdent à leurs embarcations, par un ponton flottant qui se meut gentiment. L’étape première du pêcheur. Rallier son embarcation, quitter cet antre protégé et voguer vers le Large tout proche. Ce sont de lointains descendants de ce vieil homme, qui revint au port avec la dépouille du gros poisson. L’honneur sauf ; et ici l’honneur, ça compte…

Agur  bty

 

Lekeitio : ainsi va la vie…