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Les commentaires et les faits marquants de la semaine sur la fabrique d’amis : ce chanteur connu qui part vivre au Portugal, pour des fiscales motivations, le manager de l’Aviron Bayonnais, en quête de chemin pour son équipe, les péripéties de la minuscule majorité présidentielle, les Catalans qui veulent se séparer, le Kurdistan qui veut quitter lui aussi. Mais du Kurdistan, il n’en est pas question. Faut dire que j’ai peu d’amis orientaux . C’est l’anniversaire à Bidule, la fête à Neuneu, les bises, les clins d’œil , les sourires et les rires qui ménagent les mandibules.

Quelques-uns pleurent en silence, certains ont clairement besoin de lire qu’on pense à eux et qu’on les aime. Des plaisanteries relèvent du bon goût, d’autres moins. D’aucuns pensent tout et son contraire ; au gré de leurs parutions, cela ne fait pas de doute. Avec ceux qui s’émeuvent de sujets qui m’indiffèrent. Ceux qui se penchent réellement sur un sujet, y réfléchissent, ceux qui feraient mieux de réfléchir, ceux qui penchent dangereusement, ceux enfin dont les pensées se  réfléchissent dans l’orthographe. Tout le contraire d’une éthique de faune. S’ensuivent les raisonnements à l’emporte-pièce, les mensonges teintés de vérité et la vérité qui flirte avec les non-dits, voire les mensonges. Décidément très prisés.

Une dernière catégorie de conseilleurs, rebaptisés « coach » en tous genres, émerge nettement. Ils sont constitués d’une partie des « meilleurs du monde ». Ceux  qui vont nous faire gagner dix-sept fois plus, avec des méthodes gratuites dont on va prendre connaissance au bout de trois-quarts d’heure de discours de descendant de Bernard Tapie. A ce moment, il faudra payer ou acheter quelque chose qui nous dira comment faire « pour de bon ». Fallait s’en douter ! L’autre partie s’occupant de nos orteils, de nos intestins, de nos humeurs, de nos amours, de nos burn-out que sais-je encore…

Bon je retourne à la fabrique d’amis. Elle vient de m’adresser un message pour mon anniversaire. A moi personnellement.

Agur