Bleu manque

Trois matches en un, hier soir à Jean Dauger. Le premier, en 25 minutes,  remporté haut la main par Grenoble ; zéro bayonnais contre vingt unités alpines.  Le deuxième, qui nous amena jusqu’à la 45 -ème minute crédita les bayonnais de vingt et un points, avec un zéro pointé pour les Dauphinois. Le troisième, longtemps indécis, emporté par Grenoble ; six à zéro.

Le match se laissa porter, au gré des événements, des cartons jaunes, bleus, laissant planer l’incertitude quant à son vainqueur. Un match à gagner, avec des Grenoblois auteurs d’un très bon début, habiles dans les passes au contact, un bloc bayonnais massif, plutôt bâti pour le frontal collectif.

Les Bayonnais avec l’énergie de ceux qui veulent, mais ne peuvent, se livrant à une série de percussions stériles, dans les dix derniers mètres et les six dernières minutes. Un peu comme à la fin de la première mi-temps, ou ils avaient su rester debout, constitués en maul. Les Grenoblois, arc-boutés, au sol, prêts à bondir, comme des ressorts.  Se régalant de cette séance de plaquage-courage, trop heureux de n’avoir pas à résoudre un problème plus complexe.

Bayonne perd donc. Avec un point de bonus défensif. Un point d’espoir, quand, à quatorze contre quinze, ils ont lutté pour marquer, sans maîtrise, mais d’une manière obstinée, que le rugby saura récompenser…

Un clin d’œil pour conclure, à ceux qui se sont privés de six minutes d’une rencontre de qualité : dix points encaissés, durant ce temps troublé. Simple coïncidence, évènement concomitant, facétie du hasard ?

Nous sommes en Automne, le dépit amoureux, celui qui accompagne la feuille emportée par le vent, n’a pas sa place le jour de match. Comme une attitude de fermeture, les bras croisés sur la poitrine, par exemple, constituerait un prélude fatal, à une étreinte à venir. A méditer.

Allez, allez !