Du sort des feuilles

dav« La feuille d’automne

Emportée par le vent

En rondes monotones

Tombent en tourbillonnant… »

Ça avait de l’allure. Il était question de colchiques* plus loin. Des « colchiques »…

Le colchique : tire son nom de Colchide, sur les bords de la Mer Noire. Patrie de la magicienne et empoisonneuse Médée. Cette plante violemment toxique est parfois même nommée « tue-chien ».

Ce matin, des feuilles tristes jonchent le sol. Elles ont cependant pris soin de rédiger leur testament. Formuler leur dernière volonté, qui sera respectée. Elles ne seront pas soufflées.

D’abord parce que « souffler n’est pas jouer ». Ensuite parce que « les feuilles mortes se ramassent à la pelle* »…Enfin, un dernier souffle se suffit à lui-même. Point n’est besoin d’en rajouter.

Ainsi, renouant avec une comptine célèbre, même sans colchiques, le sort des petites feuilles va s’en trouver, adouci. De quoi oublier l’automne, ce port qu’elles n’atteindront pas. Emportées qu’elles seront, par le vent du Nord, pour certains, de désir noir*, avec ce « vent  (qui) nous portera » pour d’autres.

Agur

 

colchiques : célèbre comptine, chantée par Cabrel aussi…Émotions…

les feuilles mortes se ramassent à la pelle :   » les feuilles mortes » chantée par Montand aussi…Immense. Le texte, Montand aussi, mais ici, avant tout, le texte.

désir noir : Noir Désir,  » le vent nous portera »…Émotions…