Aste nagusia Bilbao (7) : Agur

 

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« -Tu peux dire « au revoir » à la mer, tu peux lui dire : au revoir, répète le garçon

-Au revoir la mer », dit-elle, en récupérant ses tongs.

Elle et sa sœur vêtues à l’identique, d’une robe bleue à bretelles, ornée de motifs, continuent de sautiller dans le sable. Sur la plage de Bidart, Mamie confirme que « c’était le dernier soir ». Une fin de vacances annoncée.

Le grand-frère d’une dizaine d’années, en bermuda et tee-shirt rouge vient de quitter la table en compagnie de ses grands-parents. Les petites filles les rejoignent, donnent gentiment la main à mamie qui vient d’annoncer le « clap de fin ». Le reste de la famille suit à distance . Plutôt les parents de la mère, dirais-je…Le père a filé, seul, sans se presser. Les grands-parents avec les petites filles, donc,  la mère et deux garçons un peu plus loin. La plage de Bidart et le jour qui s’enfuit. A Bilbao aussi, le rideau va descendre. C’est la fin de la Fête. Aste Nagusia, la Marijaia, los Gigantes, les txistus, les gaitas vont se taire. La batukada de los Green Gos aussi. Les bruits de l’ordinaire vont reprendre possession des lieux. Les txosnas témoigneront de l’actualité et des  idées qui viennent, qui vont, dans quelques mois.

La foule se hâtera d’un pas tranquille vers les quais, massivement, mais sans encombre, en profitant des larges  trottoirs de la capitale Biscayenne. A Bidart, l’allée dévolue aux piétons pour accéder à la plage est recouverte de sable. Peut-être pour s’en aller d’un pas léger. Peut-être pour recouvrir les traces de pas. L’empressement des services de nettoyage de Bilbao Udala, aurait eu raison de l’Arena. Ici, le vent s’en chargera…

Agur