Aste nagusia ( 5) : machine à bonheurs

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Ce ne sont pas des frites, dont je veux vous parler. Non. Pas les pommes de terre déclinées en nourriture dorée et croustillante. Non. Ma paroisse, en l’occurrence, est de friture. A la sortie du pont, face à la Casa Arriaga. Elle garde une consonance ibérique. CHURROS.

Un des employés vient d’apporter la pâte dans un cylindre de plastique. L’officiant pilote avec son gouvernail,  l’engin qui presse la pâte. Elle émerge en portions molles, découpées de la main droite-quand la main gauche dirige la manœuvre-pour atterrir dans un bassin huileux. Le « capitaine » guette la descente de la pâte, comme à travers une poche à douilles. Un petit frémissement, quelques instants plus loin, et le chaud sucré, dans son cornet de papier glacé, se retrouve dans ma main. « Azucar ? » me demande la jeune femme en me servant. Bien sûr. Autant s’enfoncer dans l’excès, tout entier. C’est le meilleur moyen de ne rien regretter .

Agur