Electrique algorithme

Ce matin, j’ai subi l’algorithme « électrique ». Trente cinq minutes pour atteindre un interlocuteur. Chanceux, avec deux interruptions de communication, de surcroît. A l’arrivée, une mi-temps d’un match de football pour faire valoir ma demande. Ils disaient « nous vous devons plus que la Lumière », ils disaient…

Aux faiseurs d’algorithme, je veux dire que la voix féminine, artificielle ou pas, qui s’exprime, n’adoucit en rien l’attente. Après un moment de ravissement à l’énoncé de la litanie de services (!?!) proposés-autant de choses dont nous n’avons nul besoin- je vous propose désormais de  vendre des smoothies, du whisky ou du xanax., entr’autres. D’ailleurs, je vous fais toute confiance pour nous VENDRE tout autre produit que celui pour lequel nous vous sollicitons…

Le stade final, sera bientôt atteint. Ce moment ou les échanges humains (clients), humains (professionnels) ne seront plus. L’espèce de pimbêche qui radote, la même qui habite les gps et tant d’autres officines improbables s’éteindra, elle aussi…

Paradoxalement, je ne suis pas sûr qu’il convienne de s’en réjouir.