Nunca nos ponemos de acuerdo*

dav

Un accord, d’abord.
De prime abord.
Un accord de prime, de subprime voire.
Un accord. De quelle nature ? Sur quoi ?
Des moulins ou des géants.
Des moulins déguisés en géants.
Des géants méchants. Forcément.
Des géants travestis en moulins.
Avec leurs ailes inoffensives, mais sans état d’âme.
A moins que seul le vent soit responsable…
Ne créée-t-il pas le mouvement, en effet ?
Ce mouvement qui broie le grain.
Le grain, lui-même, n’y est pas pour rien.
Depuis ces histoires en deux tomes
Ou il convient de séparer
Le bon grain  de l’ivraie*
Tenemos que separar el trigo de la paja
Et cela n’est pas chose aisée.
Il convient d’attendre
Même si le Temps parfois
Nous « prend trop de temps ».
Le temps de la banque*, puisque c’est ici ce dont il s’agit,
Celui de mettre la main dans nos poches
Instantanément
De les vider en nous souriant
Avec un petit « trou » qu’elle comble en nous gourmandant
Ce qui est un comble !
Mais tout le monde est content :
Une vie à crédit
Avec un dédit
Forcément à notre débit.
Des actions, sans plus d’obligations,
Des dividendes qui nous tendent
Des actionnaires minoritaires floués
Des actionnaires majoritaires renfloués
On y peut rien, hein ?!…
Nunca nos ponemos de acuerdo : « nous ne sommes jamais d’accord », campagne de publicité d’une grande banque espagnole. Sous couvert d’humour, d’humeur, de mythes revisités…
Du talent utilisé pour amorcer la pompe capitaliste : la publicité, le marketing…
séparer le bon grain de l’ivraie : tenemos que separar el trigo de la paja
banque : banque. Sans commentaires. Ce serait ajouter à la misère du monde que la nommer ( pour;… « emprunter » à Camus)