Des blocs de béton

Par trois, posés devant l’accès du stade. Trois lourds blocs qu’il aura fallu aller chercher, transporter, poser là. Le temps d’une partie de l’été. Le temps des litanies, des mouvements de ces nomades. Chargés de tous les maux : le prix de leurs caravanes, de leurs voitures, les larcins, les poules qu’il faut planquer…En 2017!

Les conversations acides, avec une pointe d’aigreur, au café, par rapport à cette manifestation qu’il a fallu annuler. A cause des…Quelques semaines par an ou ils se déplacent, se posent avec une foi tiraillée, plutôt dans de vastes endroits avec un point d’eau. Quelques semaines par an à nous décréter encore plus sédentaires que jamais, le cul vissé sur nos sièges, l’esprit plombé par l’immobilisme et tous ces gens que l’on nous désigne à la télévision…

Ici des blocs de béton, là-bas des grillages et plus loin encore des murs. Une réponse stupide à des questions qui demeurent posées, auxquelles on ne répond pas, en pensant, ou plutôt en donnant à penser- enfin, « penser »…euh, -que la situation est résolue. Oui, jusqu’au prochain été.

Agur!