Soir de Fêtes (3) : 1984 – 2017, Big Brother avez-vous dit ?…

Billet premier :

Les allées Paulmy, en pente douce, avec leurs deux rangées de véhicules. Des véhicules de forces de sécurité d’un côté pour embarquer ou débarquer,  des autobus qui vont ramener, aprés les avoir déversés, des festayres de tous âges de l’autre côté.

Des plots de béton, posés sur le sol pour empêcher un véhicule conduit par un « fou »*, de faire irruption et de massacrer. Des hommes armés, bonhommes, qui prennent le temps de discuter avec des jeunes qui ont soif, tout sourire. Puis des patrouilles de trois hommes armés qui sillonnent les rues. Pour nous rassurer, certainement, tout en constituant le symbole d’une ère nouvelle : sous surveillance perpétuelle, en tension permanente, inquiète de sa protection, de son sort, se méfiant d’un ennemi nommé, pas nommé, difficile à débusquer…

Le lancer des clés a perdu de sa signification. Cette citation de Fénelon :  » de là vient que le peuple trop licencieux, abusant (?!) du pouvoir qu’on lui avait laissé, en a été dépouillé sans contradiction ». Pour évoquer les Fêtes, « à tête reposée », en août et les mois suivants en « -bre ». Bon dimanche !

 

un fou : pas de féminin, pour l’instant dans ce sinistre domaine…A méditer .

 

 

 

Billet second :

Après un tour en ville, dans la bonne humeur, du bruit, un peu, des mesures pour que la ville demeure propre, que les gens qui boivent ne boivent pas trop, parce qu’ils peuvent être incommodés, à la fin. Comme dans les publicités pour l’alcool, la charcuterie, les desserts, à consommer, avec modération. Des Fêtes modérées, au final.

Nos comportements qui s’adaptent, sans même que l’on s’en rende compte. L’évolution de l’espèce, en direct, en mode « libations sous contrôle ». Dans quelques années, un appareil mesurera les décibels, que des humains ou des ondes contrôleront. A l’entrée des rues, une barrière se lèvera et s’abaissera lorsque les compteurs partout présents, parfois cachés, auront indiqué la fréquentation maximale, comme dans les parkings…

Le nombre de fûts de bière, sera apprécié, gradué au niveau de l’ensemble des débits de boisson de la ville, dans son entier…Ainsi, le maire et son conseil de sécurité, pourront à l’instar de ces détenteurs de la puissance nucléaire, décider de suspendre les flux de liquides alcoolisés, pour que la pression retombe…Le recul de la mise en bière, en quelque sorte .

Des vies plus longues, remplies par avance, avec des doses de plaisir, de loisir, de travail, de charges, d’obligations, de crédits, de soins, à ne surtout pas dépasser. Pas dans cet ordre évidemment !

Mais pour notre bien. Il s’agira là d’une des dernières utilisations d’un possessif pluriel concernant le collectif. Un usage rarissime d’un mot désignant un individu comme membre d’un groupe, d’une collectivité. Le pronom possessif « le nôtre » connaîtra le même sort…C’est en cours ! Très Bon dimanche !!!

 

 

 

Billet troisième : 

Des marchands ambulants, pour se restaurer avec le monument aux morts, illuminé, derrière. Des vendeurs de churros, de sandwichs dits américains, de canettes variées…Sur un parterre de graviers.

Les faits de guerre, éclairés (?!) en arrière-plan. Un monument aux morts de malheureux jeunes gens et leurs vies massacrées. Un monument aux morts, comme un symbole machiste supplémentaire.

Des femmes auraient-elles pu, pourraient-elles empêcher cela ? Si la réponse est « oui », ou même seulement « peut-être », élisons-les, sans attendre ! Le plus tôt sera le mieux. Très très bon dimanche !