Ascensor para el servicio, beaucoup plus paisible que « L’ascenseur pour l’échafaud »* !

 

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Gare de Bilbao. Ce matin de dimanche. Des employés-hommes et femmes- du service de nettoyage, en tenue fluorescente, le verbe haut. Quittant leur pause-café et la terrasse en  » Agur » guillerets. Je m’enquiers des toilettes. C’est à l’étage, en prenant l’ascenseur.

Je monte donc. L’étage est désert . Un grand miroir dans le fond. En sortant, comme j’attends l’ascenseur qui me ramène vers mon crème, une jeune femme. Absorbée. Face à ce grand miroir. Pour elle-seule. Elle s’y mire, sans loisir. Une brune, les cheveux mi-longs, qui remontent un peu sur ses épaules. Un haut noir et blanc, comme un échiquier. Une jupe noire. Des nu-pieds. Et ses yeux qui nécessitent toute son attention. Elle est seule au monde. Les deux mains vers son œil gauche. Je ne sais pas si elle vient de commencer par celui-là, ou si elle en est à la fin.

J’imagine que la scène va durer encore un peu. De quoi oublier, sans s’oublier. Une condition à améliorer, un dimanche matin, tôt. Plutôt comme une voyageuse qui viendrait d’arriver . Ou qui se ferait belle, pour accueillir…

 

L’ascenseur pour l’échafaud : film célèbre sorti le 26 septembre 1966 en…Espagne