Ezpeleta ; Espelette en trois points

D’abord l’accès. Un joli village à traverser. A pieds. Sans véhicule, ni monoxyde. Monoxyde est pourtant un joli mot, je trouve. Malheureusement, il recouvre du « pas bon » pour nos poumons, ni le reste d’ailleurs.

Mais « monoxyde », j’aime bien. « Oxyde » également. « Oxyde »;  un composé résultant de la combinaison d’un corps avec l’oxygène. Pour prévenir l’oxydation d’une barrière métallique, forcément hostile, il a été conçu, ici, un habillement de bois. Comme un petit air de corral, peut-être une réminiscence de la Foire au Pottok, à la fin du mois de janvier, au fronton…

Une combinaison, bois et métal. Une combinaison des corps, une indication de la situation du soleil, en se référant à l’ombre, couchée sur le sol. Rare parfois, très présente à d’autres moments. Comme une invitation à marcher à l’ombre, en toute discrétion.

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Après avoir contourné, sans difficulté aucune, la barrière, avant de descendre vers l’Office de Tourisme et le fronton, un petit arrêt à la vitrine de l’AOP, piment d’Espelette. J’y suis très gentiment reçu, avec des explications,  des considérations, des conseils concernant l’utilisation du piment…d’Espelette. Après  la barrière, l’échelle de Scoville, échelle de mesure de la force des piments, inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville, renseigne sur la teneur en capsaïcine, molécule responsable de la force du piment. Le piment d’Espelette émarge dans la catégorie « CHAUD », très dignement représentée, dans la galerie de portraits illustrant la force du piment.

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Une mise en bouche, agrémentant une promenade en ces lieux. La mention « qualité gustative », indique : sucré avec une pointe d’amertume. Une voie gourmande pour cet été et bien au-delà. Dans cet ordre, ou en bouleversant la  pointe d’amertume par du sucré, comme un dessert venant à point nommé. Des saveurs et des couleurs…

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