Traqué…

Ce matin, j’ai bu un café au « Bouchon Basque ». En terrasse. Je sais, ce que vous allez penser. Ce n’est vraiment pas une information capitale, ni peut-être même nécessaire, certainement pas utile…Oui, j’en conviens aisément.

Dire ou plutôt écrire que l’on a bu un café, euh…deux en fait. Je ne sais pas me limiter à un café. A moins qu’il ne s’agisse du troisième. Oui, le troisième de la matinée. J’ai mes limites, moi aussi. Éventuellement, deux, voire trois pour la deuxième partie de la journée. Un troisième, en soirée, pour clore une agréable journée. Et ne pas dépasser un total de cinq, qui pourrait être néfaste, me dit-on parfois ! …euh, effectivement vous avez tout à fait raison : trois cafés le matin,  suivis de trois cafés, aprés déjeuner et jusqu’au coucher, cela constitue un total de six cafés. Oui, ce n’est pas discutable. Mais disons que je considère que « cinq », le total des cafés que je m’autorise à consommer, au quotidien, « cinq », disais-je encore, constitue un chiffre rond. Oui, je vous entends encore. La rondeur du « cinq », est sans commune mesure avec celle du « six », du « huit ». Celle du « deux », le surpasse également, dîtes-vous ?…Je ne suis pas d’accord. Non, je reste sur mes positions. Le « cinq » est plus arrondi que le « deux » .

Il est vrai, et c’est le maximum que je puisse concéder, que le « cinq » ne représente pas vraiment un compte rond. Mais il a l’avantage, le « cinq » de constituer la moitié d’un compte rond. Ah, ah, l’argument est imparable, n’est-ce-pas ? En effet, regardez les autres chiffres, prenez-les en considération, par surprise-j’écarte la « traîtrise », comme vous-au saut du lit même, ce qui n’est pas toujours le plus élégant…Vous buterez sur leur limite. La parité chez certains, leur rondeur, tout cela ne fait pas un compte rond.

Et, je continue à dérouler le fil de ma logique implacable. Je m’autorise à boire cinq cafés,  par jour.  Quelquefois j’atteins  le total de « six », parfois, mais souvent même je m’arrête à « quatre ». En réalité, si je vous livre tout de mon hygiène alimentaire et de mes addictions, c’est parce qu’attablé, en terrasse au « Bouchon Basque », j’ai été sollicité par la marque américaine qui ouvre le store d’internet, sur mon téléphone. Ils me demandaient mon avis, donc je suppose que vous êtes au courant de ma présence, ce matin, en ce lieu (?!).

Au final, le café est cher, un euro cinquante centimes, bon, dans un cadre agréable. Le petit nougat servi avec, est bien mieux qu’un biscuit, un régal de fin de matinée, ou d’apéritif caféiné.