Juillet discret pour commencer

 

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Il fait tristounet, à Cambo les Bains. De la pluie, comme si les curistes n’avaient pas fermé les robinets des douches au jet, avant d’aller se promener.

Se promener ? La balade du jour a tourné court. Pas de touristes dans les rues. Ni en terrasses de café.

Le contraste avec le marché du vendredi matin, la veille, est saisissant. Avec ces dames, choisissant cette tomate, ou cette pêche, ce melon « pour manger demain midi » :  comme si le sort de leur fin de semaine en dépendait !

Ces messieurs, plutôt du côté des vendeurs, qui en font trop, forts de leurs produits de qualité et d’un hiver qui est passé. Un de moins, ou un de plus, c’est selon.

De retour donc, sur les lieux animés de la veille, j’ai pu échanger avec un petit oiseau. Oh, très peu en vérité. Il savait beaucoup de choses sur moi. J’ai été surpris. Alors que je l’observais, sans même lui consentir une miette de biscuit, il m’a entrepris au sujet des pigeons et des mouettes contre lesquels je vitupère parfois. En me tournant le dos, délibérément.

Je n’ai pas insisté, car le moineau est susceptible, mais chemin faisant vers Louhossoa, c’est plutôt à l’ours blanc, aux baleines et aux rhinocéros que je pensais. La radio avait beau chanter « jamais rien ne l’empêche, l’oiseau  d’aller plus haut »* ! Ma « biodiversité », n’est pas forcément celle de l’oiseau.

« Mais jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut » : Michel Fugain, évidemment.

 

 

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