Rugby, budgets et compagnie ! Auch, Toulouse, Bayonne

AUCH

Le FCAuch n’en finit pas d’agoniser. Tout y passe ou presque. La souscription, l’apport des collectivités locales avant l’heure, quatre mousquetaires pour « prolonger » le FCA, et patatras…Entre le peu que l’on nous dit, et tout ce qu’on ne nous dit pas, j’imagine des dettes, des salaires de joueurs à envisager pour être compétitif en Fédérale 1, des structures, des encadrements d’équipes à pourvoir, des partenaires qui ne se bousculent pas . Ces joueurs déjà partis, comme ces sous qui auraient du rentrer, avant… et ce quarteron de dirigeants, joueurs, suiveurs, partenaires qui ne peuvent suivre le rythme de l’argent.

Triste, car je conviens qu’il s’agit « d’un bastion de rugby », rageant parce que tous ces bastions de rugby qui tombent semblent ne pas être concernés par des projets ou des idées novatrices…L’entre-soi, si jouissif naguère, aura montré ses limites avec le Temps. « Avec le Temps… »

 

TOULOUSE

Dans le jaune journal, un entretien avec le nouveau président du Stade Toulousain. Grand joueur de rugby, toulousain ayant la fibre-club. Bien. Et puis la question du budget. La vente – pour un prix minoré- de sa société de marketing. Des fonds propres, qui compensaient les manques des saisons précédentes, désormais reconstitués.  Très bien.

Il est le nouveau président, normalement salarié, mais ce n’est pas sûr…Ah!

Ce doit être cela, la « marque nouvelle des grands ». Ceux qui « sortent de leur zone de confort », ceux qui « prennent des risques ». Encore un. Le nouveau manager du Biarritz Olympique Pays Basque, disait aussi cela, hier. En venant à Biarritz, il prenait un risque.

Le nouveau président salarié ou pas du Stade Toulousain, prend des risques. Des héros de ce vingt-et-unième siècle. Des « aventuriers », qui font pâlir Corto Maltese, Robin des Bois, Tintin…

 

BAYONNE

 

Ici, pas de souscription publique, ou de reconstitution de fonds propres. Non, juste une action de deux joueurs contre leur ancien club, suite à leur rupture de contrat. Une session prud’homale à venir, pour la rentrée. Les présidents ne se présentent pas comme « sortant de leur zone de confort » ou « prenant des risques ». Peut-être pas la vertu première d’un greffier et d’un commissaire aux comptes. Quoique…Les réclamations portant sur des sommes importantes ( approximativement 1 million d’euros, par rapport à un budget de 11 millions) instillent un frisson froid, en ce début de juin. Il n’y aura pas trop d’un été beau et chaud, assortis de  deux matches de préparation, prometteurs, pour constituer un répit. Et ignorer la question des fonds propres.

« Allez, allez… »