Mains nues et caresses…

 

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Toujours Adarraga. Les préparatifs avant une partie de pelote à main nue. Pour ouvrir la poignée de la porte. C’est beaucoup plus simple. Peut-être que l’on pourrait évoquer les quelques microbes, sur la poignée. Mais, je n’y vois pas d’intérêt !

Ma question, ou plutôt mes questions seraient les suivantes  : est-ce que ces mains caressant la pelote, lui donnant « corps et âme », peuvent encore caresser l’épiderme avec douceur et volupté ?

Leur reste-t-il, encore,  à ces mains de « manistes » de la sensibilité ou de l’émotion, hors du claquement sec, des pelotes contre le ou les murs ?

Ces volées* administrées, ou ces « dejadas »* y « cortadas »*, n’accaparent-elles pas entièrement ces mains de champions, qui ne vibreraient plus alors que pour cette chanson de gestes ?!…

Des mains :  de leur usage, de leurs passions, de leurs émois si différents. De leur traduction dans le langage des corps.

 

volée : action de frapper la balle sans rebond

dejada : pase corto y suave a poca altura cerca de la red/ frappe « amortie » ou la pelote vient taper le mur, juste au-dessus de la raie…

cortada :  Lanzar la pelota cerca de la txapa con fuerza y meterla en la pared de izquierda/ frappe prés de la raie, forte, prés du mur à gauche…