Le poids des mots, le choc des photos

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Quand je serai grand, je vendrai du tabac qui ne viendra pas de ma tabatière. Comme ça, légalement, je pourrai vendre un produit qui abat. C’est mieux que de vendre des armes ou des larmes. Quoique dans mon entreprise tant prisée, j’essaierai de diversifier mon activité. Donc de vendre aussi des armes, des larmes, sans charme. Promis.

C’est une activité qui nécessite un grand courage et j’en ferai preuve en ne regardant pas l’emballage. D’ailleurs l’emballage est souvent trompeur, n’est-ce-pas ?

Pour ne pas souffrir de la concurrence, j’aurai aussi un rayon de mélancolie, nostalgie, amertume, regrets et remords. Une pointe d’acide, voire d’aigre pour précipiter le cours des choses. Mais c’est pour plus tard; quand je serai grand…