Avant…aprés

IMG_20170417_144853A la télévision, pour le peu que j’en vois, sur les réseaux sociaux, ou j’erre davantage, « on » figure des interviews, des paroles prononcées par des personnes avant qu’elles ne soient nommées « ministres ». Des gens qui ont dit ou écrit  que « Macron, non…un homme sans projet…promet tout…socialiste…. ». Des gens devenus ministres, cette semaine.

Et beaucoup d’observateurs de sourire, de se dire que ceux-là ont tourné leur veste, et pas forcément leur langue, naguère. Et d’embrayer sur la capacité des humains, à changer d’avis, à revenir sur leur parole, à la nier, comme certaines promesses dont on sait désormais qu’elles engagent surtout, ceux qui les reçoivent…

Or, qu’y-a-t-il de plus humain ? Oui, c’est bien la question que je me pose. Et d’autres, que m’inspirent cette période mouvementée et que je m’en vais vous livrer.

Lequel d’entre nous n’a pas aimé furieusement, les yeux dans  les yeux l’espace…d’une semaine, le temps de « dés-aimer » aussi fougueusement ?

Lequel d’entre nous, n’a pas dit « oui » avec empressement, alors que son être vibrait au même moment d’une négation, et inversement, regrettant déjà ce qu’il venait de dire ?

Lequel d’entre nous, n’ a été fidèle à ses choix ou à sa position, que faute d’alternative, ou de proposition différente,  qu’il a espérée, suscitée, en vain ?…

Et s’il était là, notre sourire;  à lire ou à entendre ces propos, qui apparemment ne sont pas suivis d’actes. Si elle était là, notre victoire, d’identification jubilatoire, d’empathie adressée à des puissants, et reprise à l’instant ?

Pour conclure, il reste cinq ans, et déjà un peu moins, pour mettre en actes un ralliement récent, une inflexion ou un changement de cap, étonnants si l’on s’en tient à cette maxime : « ce qui est dit est dit ». Cependant, « ce qui est dit s’oublie », mais « ce qui est écrit, reste ». Les traités, lois, décrets resteront, donc. Il sera temps de les consulter, de les évoquer, de les considérer,de mesurer le bien-être qu’ils (ne) nous auront apporté.

Il le sera d’autant plus que, pour une troisième fois en vingt ans, évoquer  la menace frontiste-« celle qui attise les haines… »- serait méprisant, tout simplement. Méprisable même, pour des millions que nous sommes à avoir empêché la fille de, alors même que nous avions dit que nos suffrages n’iraient pas à Macron!!!