Le Ciel et Monsieur Hulot

Ce mois de Mai nuageux, est de pluie, aujourd’hui. Doux plutôt, mais tiraillé, changeant, oscillant et incertain…

S’agit-il de ramener les plus anciens dans les cafés aux baies vitrées, d’où ils contemplent l’Océan et ses jeunes surfeurs en combinaisons colorées, comme à Hendaye ? De leur donner ainsi à commenter l’actualité, nous faire subir leurs conversations privées, à voix haute, par leurs téléphones portables ? De les contenter d’une crêpe sucrée- ils continuent de parler, même la bouche pleine!- d’une boisson chaude ou d’une bière, boisson en vogue ?…

S’agit-il d’un ciel pour amoureux égarés ? Souriants la veille et tristes le lendemain. Caressants, tels ces nuages suaves, puis distants et sombres, comme ceux-là, chargés d’orage. Protecteurs en douceur, furieux l’instant d’après. Éclatants en un tableau lumineux, ternes, en gris monochrome qui ne retient plus ses larmes. De jours diaphanes en nuits opaques, d’étreintes et d’enchevêtrements qui partagent ou fondent.

Ce ciel, ces cieux que nous ne souhaitons plus chargés d’émissions néfastes. Ce ciel que nous ne souhaitons plus  contaminé par les « fabriques à nuages », atomiques ou pas. Ce ciel, ou cette voûte céleste à soutenir, pour qu’elle nous protège de rayons brûlants. Ce ciel, dont on ne veut pas « qu’il nous tombe sur la tête », depuis longtemps déjà. Vous avez dit « transition écologique » ? Nous sommes tout ouïe.