Senekal parle avec ses mots

Comme évoqué dans mes chroniques précédentes (« Chaises musicales et rugby basque »), j’étais troublé par le silence de Dewald Senekal. Plus exactement par le peu d’empressement à le solliciter, recueillir son avis. Comme si le droit de parole lui fut accordé chichement, les professionnels allant au « plus parleur »- je n’ai pas dit « hâbleur »- ce qui se conçoit facilement en évoquant l’Aviron Bayonnais.

Comme le bal est terminé, Dewald donne enfin son sentiment. Et l’on comprend bien que cette litanie de défaites, engendra tensions et frictions dans l’édifice bayonnais, passé maître dans l’art de parler pour ne rien dire, ou de faire semblant; faire semblant d’y croire, faire semblant de chercher, de trouver(?), le tout dans des déclarations et des attitudes de « faux-semblant ». Evidemment.

Je  pense que Dewald – colosse rugueux de joueur de seconde ligne, irréprochable dans le combat- est demeuré, en tant qu’entraîneur, ce combattant exigeant et généreux, de ceux qui « ne lâchent rien », mais qui ne se répandent pas. De la retenue, de bon aloi.

Je pense enfin, que cette saison aura été longue pour lui. Sans doute aucun, y aura-t-il trouvé des ressources supplémentaires pour son futur, de celles que vous inspire la réflexion issue de la solitude…Agur Dewald !