Pluies de Mai, Mai de pluies

Il pleut.

Deux jours qu’il pleut.

Toutes les gouttes ne tombent pas par-terre

Certaines restent sur les arbres

Les branches et les feuilles

Elles perlent.

L’altitude leur convient

Les accueillants ne s’en plaignent pas

Au contraire…

Ce n’est plus le siècle des Lumières

Plutôt la continuation de « L’horreur économique »

Qui va s’accélérant après le manège d’ incompétents :

De socialistes gourmands

Ayant perdu leur Gauche,

De pragmatiques sans dogme, mais sans valeurs,

Prêts à tout pour garder leur place.

De Présidents minables recalés lors des Primaires

De mensonges en compromissions et de turpitudes en simagrées…

Et puis,

Un champion venu d’ailleurs et passé par la banque

Un héraut embauché par la rose décatie

Comme l’homme d’affaires décomplexé

Des années quatre-vingts

Celui qui salit, tout ce(ux) qu’il approcha.

Un jeune héraut en couple

Qui dit aux siens d’applaudir ou de ne pas siffler

Qui prononce des discours de président, la semaine d’avant.

Et puis la fille de

La patrie, et tout ce salmigondis de propos assénés

Le seul endroit qui autorise, dans son camp, le mélange,

Celui de la parole, pour mieux attraper les déçus, les fourbus, les haineux, les hargneux et les usés…

Et il nous faut choisir, éliminer, nous dit-on

S’inscrire dans ce dilemme dont on ne sortira pas indemne

Colmater le rafiot de la Cinquième, entamé par ces démagogues encadrés

Malmené par des semonces de fronde

Des boulets de 49-3, des traités ratifiés puis désavoués

Des arrangements entre amis, des promesses non-tenues

Des mensonges les yeux dans les yeux

Des sommes d’argent qui les dépassent

Coulant la chaloupe des Républicains…

Et cette fange de Nous qui craint l’Autre

Qui chante la Marseillaise à tout bout de champ

Mais surtout pas pour s’insurger

Qui n’aurait jamais marché avec les Marseillois,

Aux armes et caetera…