Chaises musicales et rugby basque !

Le manager de l’Aviron Bayonnais veut savoir. Combien, avec qui et comment il fera la saison prochaine. Etcheto veut savoir, depuis presqu’un mois, maintenant. Berbizier est pressenti, pour donner les cartes ou les redistribuer.

A Biarritz, c’est Quesada qui prend les rênes; une annonce de ce premier Mai. Darricarrère ne dit mot. Il semble concentré sur son sujet, c’est tout à son honneur.

Etcheto parle. Il sait, ce que nous ne savons pas.  Mais il ne sait pas ce qui lui est promis. C’est amusant. Il parle de Berbizier, qui ne parle pas d’Etcheto, du moins pas dans les journaux. Etcheto parle, les présidents font les comptes, et l’Aviron quitte le Top14, avec des adieux chaleureux. C’est troublant aussi, cette capacité chez les humains à prendre conscience du manque à venir, de ces visages que l’on quitte ou qui nous quittent, mais que l’on apprécie pas assez lorsqu’on les côtoie, au quotidien…

Darricarrère parle du match à venir. C’est à priori le dernier pour les Biarrots. Sauf un  exploit à Mont-de-Marsan. Les joueurs d’Aguilera se trouveraient alors à 80 minutes du Top14 ! Garcia, l’entraîneur des avants, quitterait lui aussi, le navire rouge et blanc, comme Darricarrère. Quesada arrivant flanqué de Raiwalui, son adjoint actuel à Paris.

En résumé, Berbizier vient à Bayonne. Senekal, l’entraîneur des avants, s’en va. Etcheto sait qu’il veut savoir. Quesada vient à Biarritz, Darricarrère et Garcia s’en vont. Mais ce n’est pas fini. Cette sorte de faux-rythme dans les annonces, peut brusquement s’accélérer, d’autant plus qu’en coulisses les porteurs de blazers semblent agités…

Une remarque enfin.  Pottoka est irremplaçable. Et ce n’est pas l’Indien de Biarritz qui me contredira. Pottoka est la meilleure mascotte. Il est d’ici. Il a le cœur et les humeurs qui nous vont bien. Ses fulgurances et ses élans nous ont fait surmonter les défaites. Il est le lien entre les joueurs et le public de Jean Dauger. Donc, Pottoka, à conserver dans l’effectif. Mil esker!