Vent chaud pour quitter Avril

Quelques secondes. Le temps de souffler, en tourbillonnant, par saccades. L’air de rien(?). Un air chaud, comme une enveloppe bienfaisante, et puis…De contrastes en crispations; des nuages gris, le ciel voilé, des gouttes de pluie, très peu, comme un avertissement. Du calme. Un court répit. Une poussée. Des branches jonchent le sol. L’acacia, comme une poussière précieuse, en bord de chaussée. Liseré éphémère.

Des victimes. Des branches qui ne se relèveront pas. Trop tendres, ou trop jeunes. Trop vertes, trop « vécu ».  Pas assez, en tout cas. Pas assez fortes pour aller jusqu’à Mai !

Une matinée crispée. Dans cette alternance de souffles forts et de murmures, qui nous soumettent. La lumière du jour vacille. Si loin de la nuit, pourtant. Un bruit de fond, comme un torrent insatisfait. Une pause. Pour mieux repartir.

Les derniers spasmes d’Avril. Une envie de retenir le Temps, de l’agripper. Comme si sa condition de mois à trente jours, ne le satisfaisait pas vraiment. Un dépit amoureux, d’irritation, d’insatisfaction, et de désir violent. Beau et troublant. IMG_20170430_110804