Mémoire

D’un 26 avril à l’autre.ry_MT46Rl_720x0

Quatre-vingts ans séparent ces deux photos de la ville de Guernica.

« ……………………………………………..

C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien

…………………………………………………… »

Se poser la question avec Aragon*;

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Réfléchir, sans « l’aide » de la télévision, des radios, des journaux, des bons conseils, et de la bien-pensance…

Essayer de mener ce dialogue avec soi-même et son cœur et sa chair, pour tenter de trouver une réponse. Par ce chemin, quitter les couleurs d’avril et se diriger vers le joli mois de mai…

 

Louis Aragon est un écrivain, romancier et poète français né en 1897. Après avoir participé au mouvement dada, il devient l’un des principaux créateurs du mouvement surréaliste avec d’autres poètes comme André Breton ou Paul Éluard. C’est aussi à ce moment qu’il rejoint le Parti communiste français. Aragon, quelques années plus tard, s’éloignera du soutien porté à l’URSS à la suite de la révélation des crimes du stalinisme.

Sa poésie est inspirée par l’amour qu’il voue à son épouse, Elsa Triolet, elle même écrivain importante du début du 20ème siècle. Aragon portera toute sa vie la blessure de n’avoir pas été reconnu par son père, Louis Andrieux, sa mère le faisant passer pour son parrain.

Aragon, c’est aussi le poète de la résistance au nazisme, au même titre que Robert Desnos, Paul Eluard, Jean Prévost ou Jean-Pierre Rosnay.

C’est à la mort d’Elsa Triolet qu’en 1970, qu’Aragon affiche son homosexualité. Roger Nimier disait à ce propos : « C’est le seul homme capable d’assister à une réunion du Comité Central du PCF en smoking rose ». Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982. Il est inhumé dans le parc du Moulin de Villeneuve  aux côtés d’Elsa Triolet.

poète, journaliste et romancier français (1897/1982)