Une sirène et des pèlerins

19 heures 45, hier, devant Aguilera. Elle marche, seule. Une sirène. De noir vêtue. Grande, chevelure oxygénée. Une petite quarantaine. Haut perchée.  De l’allure, incontestablement. Une démarche lente, les jambes fléchies, un peu trop…Les talons, peut-être ?

Du coup, les pèlerins, sur le trottoir ralentissent le pas . Il ne s’agit pas, ici, de profiter de l’aspiration comme dans une peloton de cyclistes, mais du point de vue. Des fesses, un peu basses, comme le pantalon de cuir noir n’est pas assez moulant. Une veste assortie. Les pèlerins, sourient, parlent moins fort, et décelèrent. Un peu plus loin, un pèlerin au téléphone, avec une écharpe « aupa BO » autour du cou, laisse échapper la conversation, comme son corps effectue un quart de tour et accompagne la sirène du regard…

Cette capacité des sirènes à troubler le trajet des pèlerins. Jusque sur le chemin du stade!!!