Débat type Francophonissime*

Un rappel, tout d’abord : un débat est une discussion sur un thème donné, entre des personnes d’idées différentes. De débat, il n’y eut pas .

Cette chaîne d’information dite continue, s’est incrustée dans les cafés et insinuée dans les conversations, amputant ainsi l’humanité qui s’y retrouve. Une erreur de certains cafetiers . Une erreur et une présence lancinante du matin, qui exonère-pour un peu- l’effet d’annonce de ce soir : le débat. En même temps, un débat à onze aurait supposé la présence d’onze autres personnes. Un débat footballistique, en somme !IMG_20170404_220643

 

 

 

 

 

Ensuite, dans  le flot des mots lancés, j’ai noté : les prédictions catastrophistes de Cheminade d’un « tsunami financier »; ainsi le meilleur serait à venir !  Le trouble dans les cordes vocales de Fillon, au moment d’évoquer la moralisation de la vie politique . Asselineau ne s’en laissant pas compter, lui. Lassalle drôle, surtout,  lorsqu’il commençait ses phrases par « mes chers compatriotes ». Mélenchon qui a dit son amour des crèches. Hamon, précis, mais déjà trahi par les siens. Dupont Aignan, en incorruptible de la république. Macron, en premier de la classe, qui reste accessible malgré son talent sans pareil (?!) Arthaud et Poutou, un peu en-dessous  de ce qu’ils pouvaient dire. Ils avaient l’occasion de parler,  de bousculer le cadre-même de ce plateau. Ses « meneuses » et les professionnels de la politique.

Deux  en particulier : l’un avec son sourire et son air d’en savoir tant, que nous ignorons, nous, forcément, plein de  présomption qu’il est. L’autre avec son attitude faussement débonnaire, pour contenir ce qui lui sert de fond ce commerce : le repli sur soi et la désignation de l’Autre comme coupable.  Disant quitter l’Europe, après un référendum. Même pas le courage de sa position !

Parfois, la chaîne de télévision nous a proposé un plan qui nous renvoyait en arrière. Comme dans ce jeu télévisé : Le Francophonissime *.  Le jeu que l’on nous a servis, ce soir, nous promet plutôt des lendemains qui déchantent. Malheureusement.

 

Le Francophonissime*est un jeu télévisé créé par Jacques Antoine et Jacques Solness à l’occasion de la semaine francophone de 1969. Il est diffusé pour la première fois en France le dimanche du 24 avril 1969

Six participants, représentant chacun un des six pays francophones par le biais de l’organisme de télévision publique de son pays, s’affrontaient régulièrement dans des joutes amicales de jeux grammaticaux et étymologiques explorant l’univers du vocabulaire et des bons mots de la langue française pour déterminer qui parmi eux serait le « Francophonissime ».