Avec Fillon la surprise n’est pas de mise

La surprise, l’invitée-surprise aurait du, à tout le moins provoquer l’étonnement de Fillon. Il n’en fut rien. Première hypothèse; la part de la télé, conviant une « invitée-surprise » dont elle aurait divulgué le nom, avant…

« On m’appelle la télé, la montreuse électrique

Et j’suis comme une morphine qu’endort la république… » chantait Léo Ferré, dans l’autre siècle, déjà !

Deuxième hypothèse, l’entourage de Fillon, inspiré du cabinet noir de l’Elysée, qui sait tout, sur tous. Possible. Ainsi l’accusé, souriant et détendu, traitant d’égal à égal avec une mise en examen. Une semblable en somme. Une écrivaine qui  exhibe, timidement et maladroitement,  un cadeau empoisonné, qu’elle a gardé, elle!

Une écrivaine, l’esprit en escalier, comme Rousseau et tant d’autres forts du recul de l’écriture. L’esprit en escalier, c’est-à-dire un esprit de répartie qui se manifeste à retardement, trop tard, hélas. Parce que la dame conviée, à l’oral, n’a pas déstabilisé ce brave monsieur Fillon. Loin s’en faut.

Les femmes mises en examen, c’est son domaine à l’homme de la Sarthe. Exclusif. Jouissif même!