BOPB 29 CSBJ 10, vous avez dit « Atlantique »?…

Evolution du score : (05/00) (08/00) (15/00) (22/00) (22/03) score à la mi-temps (22/10) (29/10)

Biarritz accueille Bourgoin, le dernier de la classe. Ce n’est pas une affiche. Les camions de télévision  remplacés par des vans, les bouteilles  pas encore débouchées dans la salle de réception en-bas de la tribune Kaempf, en attestent.

Il pleut. Il y a des flaques dehors. Des vraies dans lesquelles il faut marcher sur le talon, sinon…Je suis heureux, il va y avoir des en-avants et des mêlées! Bourgoin tente d’amadouer la pluie avec un maillot bleu ciel, et très peu de grenat, à son entrée sur la pelouse.

Mais cela ne va durer que deux minutes, le temps d’une conquête en touche, d’une avancée « ballon porté » de quelques percussions des gaillards d’avant, jusqu’à cette perte de balle et quelques passes plus loin, ARRATE s’affale dans l’en-but. GUIRY se blesse sur cette action, remplacé par SINGER. En six minutes, HEWITT commet deux en-avants, compréhensible quand on joue deuxième ligne et que l’on a des mêlées à disputer après. LE BOURHIS à la 15ème minute et ARRATE à la 23 ème minute, sur un dégagement contré vont donner du volume au score. Le pilier FAKALEKU écope d’un carton jaune sur un plaquage de catcheur. Et les biarrots vont insister. Touche, puis mêlée : le pilier suppléant, plus humide que chaud, le protège-dents encore dans les chaussettes vient se mettre en mêlée à cinq mètres de la Berjalie. Ça pousse. Finalement MAGNAVAL va marquer.

Les représentants de Biarritz mènent confortablement. Le vent dans le dos. Avec beaucoup d’approximations, des hésitations, des berjalliens qui combattent – fort d’années d’entraînement à un contre deux, voire un contre trois à ne pas « s’échapper » dans la bande de cinq mètres de large. On sent l’acquis. La culture et le goût de la lutte.

Les biarrots vont donner dans l’excès, à la sirène. Fort d’une récupération, ils vont jouer une minute de plus que le temps imparti, perdre dans leurs 22 mètres ce ballon chèrement acquis, permettant ainsi aux Berjalliens d’ouvrir le score.

Comment à la mi-temps ne pas évoquer la solitude des arbitres d’en-but. Sous la pluie. Stoïques comme un président de la république française. Mais reconnaissables par leur  tenue avec le  logo  « La Poste ». Sans partenaires pour les accompagner dans leurs évolutions. Rodés cependant dans leur ballet décisionnel; je me tiens au plus prés de l’action dans l’en-but, je me retire sur la pointe des pieds tout au fond de l’en-but, pour dire ce que j’ai vu, à l’arbitre central, dans un tête à tête si intime…

En deuxième mi-temps, avec le vent, les Berjalliens vont résister aux approximations du BOPB. Avec cette tentation permanente de la feinte de passe pour franchir, ces feintes de passe qui n’en sont pas, ces trois-quarts qui rentrent la tête dans leurs épaules, et devisent sur leur condition d’intermittents du spectacle, ce soir…les Berjalliens vont mener leur entêtement jusque dans l’en-but de Biarritz, entre la 55ème et la 56ème minute. Juste récompense.

Maxime LUCU est alors sollicité pour les vingts dernières minutes. Et son impulsion va se faire sentir. Une présence. Du tranchant, de la décision. Ainsi le carton attribué à  SYNAEGHEL passera presque inaperçu!  Les biarrots vont aller chercher le bonus offensif et une victoire à cinq points. Le public a donné de la voix à la 20 ème, puis à la 35 ème minute. Il va jubiler avec cette dernière transformation et LE BOURHIS qui cale son pas sur celui de l’horloge. Ne laissant que quelques secondes à son adversaire pour effectuer la remise en jeu. Les sirènes ont un faible pour Biarritz, une inclinaison prononcée…Biarritz voit haut désormais. On évoque ici une montée en TOP 14. Ce n’est pas anodin. La pluie nous ramène ce soir à notre dimension : Atlantiques, les Pyrénées d’ici le sont.

Atlantique, c’est une juste représentation de la distance entre la ProD2 et le Top14.