BOPB 34 USMontauban 10 ou « c’est physique ce match »!

Evolution du score : (00-03) (03-03) (06-03) (13-03) (20-03)score à la mi-temps (27-03) (27-10) (34-10)

Pour cette 20 ème journée de ProD2, l’équipe de rugby du Biarritz Olympique Pays Basque s’est encore rapprochée de son public. Le soutien populaire, dans l’humidité de février, a réchauffé Aguilera.

S’il faisait bon au Club House, dans une ambiance sereine d’avant-match, le coup d’envoi donna très vite lieu à une série de « coups ». Avec deux expulsions, dès la 3ème minute : celle du « Valeureuxvieuxtalonneur » et capitaine biarrot, et celle du droitier montalbanais, qui fit valoir ses qualités d’ambidextre, dans l’exercice de la bagarre.  Ce fut un premier tournant du match. Les Sapiacains si agressifs jusque-là, reculèrent.

Le banc biarrot et donc ses entraîneurs, firent le bon choix : celui de faire sortir VAKA, trois-quart-aile pour conserver un pack solide. Le banc d’à côté, fit sortir son troisième ligne centre, DOMENECH… »On ne devrait jamais quitter Montauban »*

Et vite après que LUCU, formidable réalisateur et meneur, redonna l’avantage à son équipe, les Biarrots firent, à l’instar de leur banc, des choix courageux et pertinents. Celui d’une succession de mêlées, entre la 27 ème et la 30 ème minute pour un carton jaune fatal au pilier entrant, à Montauban. Et un  essai de pénalité venant confirmer « la raison du plus fort ». Puis avant la mi-temps, toujours  sur mêlée, après un jeu au pied éclairé de LE BOURHIS, permettant aux biarrots de se rapprocher de la ligne verte. Pour un essai attribué celui-là, à PLACINES.  Et quatorze points issus de la mêlée, conquérante à l’image de SYNAEGHEL et de ses compères du huit de devant.

Une « maison du ballon » redevenue biarrote, comme les demeures du Pays Basque, en rouge et blanc. Le jour, en février, aprés les nuits de novembre et le tangage face à Vannes, en particulier.

Les représentants de Biarritz se permirent même de gâcher une opportunité, sous la forme d’une touche à 5 mètres de la ligne verte, juste à la sirène*.

La reprise fut pour Biarritz, avec une succession de temps de jeu, suite à une maladresse des verts, à la réception d’un ballon haut. Et le demi d’ouverture, donna au pied, par-dessus la ligne défensive un coup de pied dont HAMDAOUI apprivoisa le rebond .Pour lui-aussi, le jour, après le rebond félon face à Perpignan.

Le score était à la 43ème minute de 27 à 03. Montauban poussa, Biarritz défendit. Et à l’heure de jeu, ma voisine, connaissant le rugby, le nom des arbitres -sans hésitation- et toutes les subtilités du rugby s’exclama : « c’est physique, ce match ». Oui. Physique. Et l’intelligence en a ajouté à la victoire de Biarritz. L’intelligence des choix, aux moments-clés du match. L’esprit de groupe. Le mélange heureux des jeunes et des anciens. L’envie.

Avec LUCU, suite au dernier essai de Biarritz, reprenant justement son bonus offensif, nous eûmes droit à un moment de jouissance. Une coquinerie du buteur-meneur, se jouant du temps.Il le laissa s’écouler, avant de s’élancer pour transformer,  le retentissement de la  sirène, empêchant Montauban de remettre en jeu.

« Et quand j’entends Aguilera… »

 

« On ne devrait jamais quitter Montauban »* : réplique célèbre de Lino VENTURA dans ‘Les Tontons Flingueurs »

sirène* : signal sonore signifiant les fins…de mi-temps  et de  match. Qui ne signifie pas automatiquement l’arrêt du jeu!