Biarritz et les sirènes

Il en est question à deux reprises, au rugby. Pour annoncer les fins. De la première mi-temps, et de la deuxième mi-temps. Lorsque le ballon est en jeu, l’arbitre n’arrête pas le déroulement. De même si une sanction a été décidée, avant, la remise en jeu, en touche, ou mêlée, sera effectuée. C’est un temps important. Une fin du temps, qui prend son temps, pour se concrétiser. Ces secondes peuvent parfois être fatales.
A Biarritz, hier soir, après le dernier essai. Les congratulations, le temps de récupérer le ballon, de le poser pour transformer l’essai. Face au tableau d’affichage, LUCU, le buteur biarrot a pris son temps- une minute trente secondes, à partir du moment ou l’essai est validé. Jusque dans sa courte course d’élan. La sirène a donc retenti, avant qu’il ne botte, empêchant la renvoi par Montauban, et une possible remise en question du bonus offensif des Biarrots. LUCU et son équipe, maîtres du Temps.

Des sirènes encore, il y en avait beaucoup à Aguilera. Pas nécessairement coiffées d’un bonnet, comme ces messieurs déplumés. De belles sirènes, des créatures pour caresser la vie, éclairer le jeu et l’ouvrir sur le Monde…