Le luxe dans la tempête à Biarritz…

Ce dimanche, près de la Grande Plage, à Biarritz , ça souffle

L’enseigne de maroquinerie au nom de grecque divinité

Est en chantier.

Habillée à la hâte, luttant contre le vent, elle s’essouffle…

Sa façade  flanquée d’un échafaudage,

Comme en maints endroits de la ville,

Cestui-là ceint d’un bel emballage,

Luxe futile,

Pour dissimuler le ravaudage.

Une boîte orange attachée d’un ruban-chocolat-griffé,

S’il vous plaît !

Un parallélépipède rectangle à cinq faces, exceptionnel,

Trônant fièrement sur le trottoir des manants

Sommés de se faufiler, le pas pressant

Pour, sans se retourner,  dépasser la sentinelle.

Une côte en ville, une position notoire

Gonflée d’espèces sonnantes et trébuchantes,

Mais néanmoins envieuse du promontoire

D’où le  phare blanc éclaire les marins et les océans.

Une marque qui pique et nous accompagne aux Enfers

Le luxe peu amène.