La route départementale 918 ou un beau dimanche!

Elle fut la route nationale 618,reliant Saint-Jean de Luz à Argelès- sur- Mer. Dans les années 1970, elle fit partie de la vague des déclassements. Je l’ai empruntée, cet après-midi, pour venir au stade Marius Rodrigo.

De CAMBO-LES-BAINS  à OSSES, la route fait l’objet d’un contrôle permanent et aléatoire. Avec des radars, pas toujours placés au même endroit. Malin!

Mais, ce »marquage » de l’automobiliste n’empêche pas la magie des lieux. Elle commence par les noms, déjà. Avec LOUHOSSOA.

BIDARRAY est indiqué à droite; le pont Noblia, et le pont d’Enfer. Tout un programme! OSSES.

SAINT-MARTIN d’AROSSA. SAINT-ETIENNE DE BAIGORRI est indiqué. Je pense à ces combattants de l’USB. Jamais une poignée d’hommes n’aura montré autant de courage et de force, sur un terrain de rugby.

LASSE sur la droite.

UHART-CIZE.

SAINT-JEAN-PIED DE PORT; le café Ttipia, puis le Relais de la Nive de l’autre côté du pont. Il y a du monde à table. Il doit faire chaud, dedans. En passant, un coup d’œil à Adolphe Jauréguy. Je file vers Mauléon. L’affiche est en Soule!

La départementale 918, se confond avec la départementale 933. Une passade ou une union sérieuse?!…

DONAZAHARRE. Panneau BUSSUNARITS.

LACARRE.

AINHICE-MONGELOS sur la main gauche.

GAMARTHE.

Aprés l’hotel-restaurant ESPELETT et un panneau surprenant « we speak english », je continue.La route reprend son appelation 918, ici. Ce n’était qu’un flirt avec la 933. LARCEVEAU-ARROS-CIBITS. Son fronton place libre, né en 1953. Un panneau Col de GAMIA

BUNUS.

SAINT-JUST IBARRE; un fronton né en 1944. Une école et un collège Saint-Michel fermés, puis occupés, puis fermés.  A la sortie du village, un fronton mur à…droite datant de 1976. Conçu par un, des droitiers, j’imagine! Un fronton différent. Et c’est l’ascension vers le Col d’Osquich. La fin des maisons couvertes de tuile…L’Hotel-restaurant du Col d’Osquich, fermé en ce moment.

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Puis Bista Eder à MUSCULDY. Je suis en  Soule. Les maisons sont couvertes d’ardoise, ici. La vue depuis Osquich est magnifique. Peut-être moins du point de vue des palombes?…

ORDIARP; le Chistera a le gant rempli, apparemment. Trois fumeurs, dehors, en pull sombre, la main contre le mur jaune, comme s’ils tenaient l’établissement.

GARINDEIN et l’immanquable « Coucou des Bois ».

Quelques minutes plus loin, je me gare. Derrière le Jai-Alai. Le match des équipes B entre Mauléon et Hendaye, commence sa deuxième mi-temps. Une clameur ponctue la fin de mon voyage. Le match à venir. Le retour, que j’effectuerai en partie de jour, avec des nuages gris pour atteindre GARAZI, avant la nuit.  « GARAZIKO HERRIA, BENEDIKA DADILA »!* Un beau dimanche.

GARAZIKO HERRIA, BENEDIKA DADILA …* Extrait de « Kontrapas », véritable ode à la langue basque figurant dans le premier livre imprimé en basque en 1545,(Bernard DETCHEPARE).