Rendez-vous

Ils ont rendez-vous. Ils le savent. Les épis verts, très verts, puis jaunes. Ces tiges qui ont bu, beaucoup, et qui se montrent desséchées en Octobre. Tous et toutes les autres y sont passés. Les gros engins rôdent. Des « convois agricoles » qui se dandinent sur les départementales. Leurs chauffeurs haut-perchés dominant le monde et les terres. Là, quelques parcelles demeurent encore le cheveu ébouriffé, la … Continuer de lire Rendez-vous

Lado izquierdo, muro a la izquierda en Rekalde.

Son dos. Dos muros a la izquierda que duermen pies con cabeza, barrio de Rekalde en Bilbao. Cubiertos por el viaducto. Como un tejado. Un tejado con el que se carga a cuestas. Por encima de los deportes de pelota.   Dos murallas resguardadas. En un barrio renovado en 1982. Un barrio recubierto, que no teme que el cielo se le eche encima. Un barrio … Continuer de lire Lado izquierdo, muro a la izquierda en Rekalde.

La claquette

C’était un jour d’été. De grosse chaleur. Dés le matin, de l’air chaud par les fenêtres ouvertes. Une bouche d’aération qui réchauffait l’atmosphère. De l’air chaud, comme peut en émettre une terre qui transpire. Ce qui aurait pu être un bon signe. Mais, la Terre respirait faiblement. Et cette chaleur qui soufflait depuis le dehors. Il s’était assis sur le canapé convertible. Qui ne convertissait … Continuer de lire La claquette

Iraila, bi kostuen

Des canards se précipitent prés du port, à Gernika. Des poissons aussi. Apparement, ils se partagent le territoire sans se quereller. Au bout de l’estuaire, ou pas loin du commencement. Enfin, ça dépend si l’on considère la chose, côté « canard » ou « côté  « poisson ». Les fêtes d’Errenteria sont passées. Les bateaux d’Elantxobe et d’ailleurs aussi. Les joies de l’effort, les bras en cadence pour exciper le … Continuer de lire Iraila, bi kostuen

La fête…

La fête bat son plein. Une expression consacrée. Une expression, toute faîte, comme ça. Livrée, posée, installée en quelques lettres. Un truc qui tombe bien. Qui a sa place, sans forcer. Pour commencer un texte, ou bien au milieu, peut-être à la fin, aussi. La fête bat son plein. Cela fait une semaine que l’espace du grand parking gratuit a été réduit au quart. Les … Continuer de lire La fête…

Refaire le chemin à l’envers

Juillet 2019 Au bord de l’état français. De l’autre côté de la Bidasoa. Deux ss , dont un qui a coulé durant la traversée. Les préposés, derrière leur table avec écrans, évidemment. Des empreintes, des documents pour prouver que l’on vient d’une contrée. D’autres documents pour entrer dans l’autre contrée. Sans trop d’encombres. De l’informatique, de la bureautique, du connectique. Et « el veintitres » scandé à … Continuer de lire Refaire le chemin à l’envers

Les chaussures

Pfffff…..Bande de nazes. Et la main devant la bouche, en train de médire. Des mimiques, des sourires sournois, des commentaires pointus. Avec ce petit fond de mauvaiseté qui ne demande qu’à s’exprimer. Pensez, depuis le temps…C’est sûr, il est au bout. De toute façon, ça valait pas grand-chose, non plus. Des écrits, avec ces mots, ses mots ou d’autres, il en pleut, cet été comme … Continuer de lire Les chaussures

Le cheval du monsieur

      Il est arrivé, à pieds. Tranquillement. Avec des chaussures de marche. Un pantalon court, une chemise bleue ciel. Des chaussettes montantes. Un scout ; version adulte. Hâlé par tant de jours au soleil. Le sac à dos bien rempli. Il était midi, un peu dépassé. Il s’est mis à échanger, très vite, avec deux personnes. Finalement. Il a accepté. Non, pas lui, … Continuer de lire Le cheval du monsieur

Lettre ouverte à Delphine Gleize*

Moi, c’était hier. Un jeudi gris à Bayonne. A l’Atalante, face à l’Adour. Vous m’aviez semé, déjà, à Saint-Palais, à Garazi ; que des dates qui ne me convenaient pas. Et puis, « Beau joueur », mercredi, jeudi à Bayonne. Jeudi, très bon pour moi. Quelques démarches administratives le matin, un crochet par Itxassou, puis l’heure du film. Un peu en avance. Mais pas trop. Pas comme … Continuer de lire Lettre ouverte à Delphine Gleize*

…de boire

Je me concentre pour essayer de me rappeler. C’est pas facile. Après s’il faut prendre un chien, un animal de compagnie, une femme pour « se modérer », « remonter la pente »… »recouvrer ma dignité » qu’ils me disent ces connards. Ma dignité. Je leur fous dans le cul ma dignité. Jusqu’au bout de ma dignité. Ça oui… Je me concentre…Ça fait plus d’une demie-heure que je ne bois pas. … Continuer de lire …de boire

P…..de mai

Et ça traîne, en longueur. Avec des pauses en milieu de semaine. Des dates, des fêtes qu’on sait plus à la fin, s’il faut s’en réjouir ou pas…Des incitations à battre le pavé. Mais le pavé se fait rare. Versatile même. Lancé désormais par le policier ! Du soleil. Un faux air de dilettante. Des lunettes de soleil. Du chapeau, des vêtements légers. Le sprint … Continuer de lire P…..de mai